Daphne cherche partenaires
La société montoise spécialisée dans la technologie de transmission vit un moment décisif. La PME a besoin de 50 millions pour commercialiser ses produits. Elle lance un appel à d'éventuels partenaires financiers. Son objectif : partir à la conquête du marché mondial.
Daphne - Data Phone Network -, installée sur la chaussée de Binche, connaîtra-t-elle un nouveau départ après la réalisation d'une première phase avec succès?
Créée en 1989, la petite société anonyme a connu une évolution constante en développant des produits pour le compte de grandes sociétés comme la SNCB ou Siemens.
En 1997, elle s'investit avec succès dans un projet de recherche pour le développement de la technologie de transmission à très haute vitesse utilisant le réseau câblé.
En 1999, Daphne prépare un plan d'expansion à l'échelle européenne avec de nouveaux partenaires eurpéens. Sa compétence dans le domaine de la technologie de transmission suscite l'intérêt de la société suédoise de télécommunications - Viking Telecom - laquelle rachète la société montoise. Pour quelques mois seulement car des divergences d'opinions avec les Suédois amènent Daphne à reprendre le contrôle de sa propre société, Viking Telecom devenant dès lors actionnaire minoritaire.
La période Viking Telecom a été une période bénéfique pour Daphne, explique
sa directrice Yildiz Ermurat. Des investissements en matériel ont été effectués,
le personnel de la société a doublé, une équipe de très
haut niveau s'est constituée.
Aujourd'hui, la PME montoise (10 emplois) prépare activement sa seconde phase, avec pour cible le marché mondial.
Avec le nouveau système de transmission de données que Daphne vient de mettre au point, les télédistributeurs peuvent offrir des services sur Internet à une vitesse 1000 fois supérieure au réseau téléphonique. Un produit extrêmement compétitif que la société montoise entend commercialiser très rapidement. Reste à trouver un moyen de financement pour maintenir l'entreprise à Mons.
Nous attendons un support des télédistributeurs, des banques et autres institutions financières, insiste Mme Ermurat. Notre société est reconnue à l'échelle européenne mais les moyens financiers nous manquent...
Le plan financier présenté récemment n'a jusqu'à présent convaincu aucun partenaire potentiel capable d'investir, sous forme de participation et non de prêt, 50 millions BEF.
La conjoncture est mauvaise, pour l'instant, nous préférons attendre..., s'est entendu répondre Daphne auprès des organismes approchés...
Avec le risque de perdre le marché si la PME ne peut concrétiser ses intentions à court terme.
Nord-Eclair - 14/12/2001